Les travaux de la deuxième Conférence internationale sur la connexion afro-asiatique, initiée par l'Association marocaine des études asiatiques, ont débuté vendredi à Rabat, en collaboration avec l'Université Mohammed V-Agdal.
Cette conférence de deux jours vise à ouvrir le débat sur le rôle des associations dans le renforcement et l'évaluation de la coopération afro-asiatique, dans le cadre du renforcement des études asiatiques au Maroc.
Dans une allocution lue au nom du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, la directrice de la coopération multipartite au ministère, Mme Raja Ghannam, a souligné "les liens traditionnels d'amitié et de solidarité qui animent les relations entre les pays d'Asie et d'Afrique sur la base de l'esprit de Bandung, qui constitue le socle du partenariat entre les deux Continents".
La situation d'ensemble du Continent africain et plus particulièrement en Afrique subsaharienne demeure fragilisée et marquée par la persistance de quelques foyers de tensions tels la pauvreté, les contraintes macro-économiques et la faiblesse de la performance du secteur privé, a-t-elle noté, ajoutant que le Maroc "ne ménage aucun effort pour participer aux actions et aux programmes de développement en faveur de ces partenaires africains", en les faisant profiter de son expertise acquise dans différents domaines tels l'agriculture, la maîtrise de l'eau et l'infrastructure.
Elle a également estimé que le partenariat afro-asiatique "ne saurait s'installer dans la dynamique qu'on souhaite lui conférer sans une politique volontariste d'intégration régionale", exprimant la ferme volonté du Maroc, qui a participé activement au processus de mise en place de la nouvelle stratégie de partenariat entre les deux continents, de contribuer pleinement à la réflexion sur l'identification des leviers idoines pour un décollage rapide et réel de la coopération pluridimensionnelle entre l'Asie et l'Afrique.
Pour sa part, l'ambassadrice du Japon au Maroc, Mme Haruko Hirose a mis en exergue "le bilan très satisfaisant" des relations de coopération qui lient depuis 40 ans le Japon et le Maroc, ajoutant que le Maroc est considéré comme l'un des grands partenaire du Japon dans le cadre de la coopération triangulaire Sud-Sud, Asie-Afrique et intra-Afrique.
Le Royaume figure parmi les principaux acteurs du développement africain, a-t-elle affirmé, soulignant la "stabilité, la croissance et le dynamisme" du Maroc.
Ce séminaire est une opportunité pour débattre de la coopération Japonaise vis-à-vis de l'Afrique, notamment dans la perspective de la 4e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (Ticad), qui se tiendra fin mai courant en vue de promouvoir le dialogue de haut niveau entre les décideurs africains et les partenaires de développement, a ajouté Mme Hirose.
A l'occasion de cette conférence, l'Association marocaine des études asiatiques a annoncé la création du Forum afro-asiatique pour le développement et la sécurité humaine, regroupant 5 ONG du Maroc et 5 autres du Japon.
Par ailleurs, les intervenants ont évoqué le lien entre la coopération internationale et le développement local, insistant sur le principe de la coexistence économique et culturelle, qui constituent la pierre angulaire du concept du village mondial.
Ils ont, également, appelé à renforcer le rôle des ONG dans la coopération économique pour concrétiser les principes de l'économie équitable.
Le programme de cette conférence prévoit également des débats sur "la sécurité humaine, stabilité et développement" et "les états des lieux du dialogue et le future du partenariat afro-asiatique", ainsi qu'une table ronde sur la 4e édition de la Ticad.
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