La session de juin 2009 des examens du Baccalauréat a démarré hier mardi 2 juin dans toutes les régions du Maroc. Au moment où nous mettions sous presse, tout semblait se dérouler normalement.
Dès sept heures (GMT+1), l’arrivée des élèves devant les centres d’examen ne passait pas inaperçue. La plupart d’entre eux étaient accompagnés de leurs parents et le trac propre aux examens se lisait sur leur visage. Avant l’ouverture du portail, ils étaient concentrés sur leurs documents pour une ultime révision.
Les matières programmées pour cette première journée sont l’arabe et l’anglais pour les littéraires, la physique-chimie et l’anglais pour les scientifiques.
En fin de matinée, après la première épreuve, nous avons contacté quelques élèves du Lycée Moulay Youssef à Rabat. Leurs impressions et avis étaient partagés.
Pour Ismaïl (élève en sciences expérimentales), «le sujet ne présente aucune difficulté même s’il couvre tout le programme».
Sanae (élève littéraire), voit les choses autrement: «L’épreuve d’arabe comporte deux volets. Si l’étude de texte ne présente pas de difficulté, en revanche, les œuvres sont difficiles à aborder, car leur niveau est supérieur au secondaire. Par exemple, l’ouvrage «La poésie moderne» d’Ahmed Maadaoui, tout comme «Le voleur et les chiens» de Najib Maafoud comportent des difficultés énormes.»
Les enseignants, quant à eux, ont un autre avis. Hassan Hamidi (professeur de physique-chimie) estime que «l’épreuve couvre 90% du programme de la deuxième année. Les questions posées sont conformes aux compétences recherchées chez les élèves. De façon générale, le niveau des élèves baisse au fil des années.»
Mohamed Daïch (enseignant de langue arabe) considère que «l’épreuve est abordable, mais les élèves trouvent des difficultés au niveau de la méthodologie et de la manière d’analyser le sujet. Rares sont les élèves qui traitent plus de cinq sujets par an. Nous remarquons aussi l’absence du sens critique chez nos élèves.»
De son côté, le proviseur du Lycée Moulay Youssef, Ahmed Zaaraoui, et quelques membres de l’Association des parents d’élèves étaient à l’écoute des doléances de leurs élèves pour que tout se déroule dans de bonnes conditions. Car, pour eux, ce qui compte, c’est d’obtenir un excellent taux de réussite.
A signaler qu’au niveau de l’Académie de Rabat, tout comme les autres régions du Maroc, c’est la première fois que les enseignants assurent la surveillance dans un établissement autre que celui où ils exercent. Une garantie supplémentaire pour assurer au baccalauréat marocain sa crédibilité. En effet, jusqu’à présent, aucun cas de fraude n’a été signalé.
A rappeler que les épreuves prévues pour ce mercredi sont programmées comme suit: Branche littéraire (philosophie) ; branche scientifique (maths et philosophie).
El Mostafa Yassine pour albayane.ma


