LA délégation marocaine à Genève, conduite par le ministre du Commerce extérieur, Abdellatif Maâzouz, a défendu crânement notre politique commerciale, pour son 4e examen.
Exposant ses points forts, Maâzouz s’est attardé sur les différentes étapes ayant marqué son évolution depuis le dernier examen en 2003. Ces évolutions, souligne-t-il, s’inscrivent dans la droite ligne des objectifs du Maroc. En l’occurrence la stimulation d’une croissance économique durable, créatrice d’emplois, et l’amélioration des conditions de vie des citoyens, dans un cadre commercial libéral et intégré à l’économie mondiale.
Pour le ministre du Commerce extérieur, «le Maroc a réussi à renforcer ce processus de libéralisation». Pour preuve, la poursuite de la réduction de la protection tarifaire, l’élimination des restrictions quantitatives, la simplification des procédures du commerce extérieur, l’instauration d’un environnement propice au développement des affaires ou encore des investissements et des marchés publics, par la contribution à la consolidation du Système commercial multilatéral. Des acquis rendus possibles grâce au choix du Royaume d’adopter une politique commerciale ouverte.
C’est ainsi que pour les produits non agricoles, la grille tarifaire est passée de 7 positions en 2002 à 6 en 2009. «Elle ne sera que de 4 quotités en 2012», promet le ministre à ses pairs. Le taux maximum a été réduit de 50 à 35% en 2009, pour s’établir à 25% en 2012.
De plus, a insisté Maâzouz, les mesures introduites ont également visé l’adaptation de la législation nationale aux principes et règles de l’OMC, l’amélioration du cadre institutionnel de concertation avec le secteur privé et le renforcement de son rôle dans le développement économique.
Sur le plan des investissements, «le Maroc a conclu plusieurs accords bilatéraux de promotion et de protection de l’investissement», a-t-il rappelé. En effet, le Maroc s’est attelé à mettre en place une agence de développement et une commission des investissements, 16 centres régionaux d’investissements, un comité national de simplification des procédures, liées à l’investissement et une commission régionale chargée de certaines opérations financières.
Des choix qui font dire à certains observateurs que la Banque mondiale doit revoir sa copie du Doing Business. D’autant plus que la Charte de l’investissement, considérée comme «un dispositif d’incitation certain», vise à promouvoir l’investissement privé national et international. Il s’agit aussi de réduire le coût de l’investissement et concéder des facilités. La loi de Finances consolide toutes ces mesures.
B. T.
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