Le programme de coopération de l'Agence américaine pour le développement international (USAID) avec le Maroc pour la période 2004-2009 est sur le point de s'achever et un nouveau programme pour la période 2009-2014 sera prochainement conclu.
Mais avant ce passage, le temps est à l'examen du bilan de l'étape qui prendra bientôt fin. C'est dans ce but que l'Usaid a présenté au début de cette semaine lors d'un séminaire organisé à Rabat en collaboration avec le ministère de l'Economie et des Finances (MEF), les résultats de son programme d'assistance au Maroc pour la période 2004-2009. Cette rencontre a dégagé un satisfecit général quant au bilan de ce programme. Il en est ainsi du secrétaire général dudit ministère, Abdeltif Loudyi, qui s'est dit satisfait du «soutien apporté par l'USAID au Maroc pour appuyer les efforts entrepris en vue d'atteindre un développement économique et social soutenu et durable ». Néanmoins, il fait savoir que le Maroc aspire à un effort plus soutenu de la part de cet organisme. « Notre souhait est de voir l'enveloppe financière de ce programme s'accroître pour atteindre un nouveau palier, qui soit à la hauteur de nos ambitions et des multiples opportunités de coopération qui s'offrent à nous. Ainsi, notre pays pourra bénéficier davantage de l'expertise avérée de l'USAID dans des domaines plus diversifiés », dit-il.
Il est à noter que dans son programme d'assistance au Maroc portant sur la période 2004-2009, l'USAID est intervenu au niveau de trois domaines : l'éducation et la formation professionnelle, la bonne gouvernance et la croissance économique.
Pour le premier domaine, rappelle-t-on lors de cette rencontre, l'Agence américaine a apporté son assistance à l'éducation de base et à la formation professionnelle pour l'employabilité des jeunes. Ainsi, en partenariat avec le ministère de l'Education nationale, l'USAID a développé et testé huit modèles permettant d'opérationnaliser la Charte nationale de l'éducation et de la formation de 1999. Les modèles concernent plusieurs aspects. Il s'agit notamment de la pertinence des apprentissages, du projet d'établissement et la mobilisation sociale, des activités parascolaires, de l'éducation civique, de l'alphabétisation des femmes, de l'intégration des technologies de l'information et les Dar Taliba de qualité.
En ce qui concerne le deuxième domaine, ajoute-t-on, l'Agence a soutenu un système transparent de gouvernance encourageant les débats publics. Ainsi, explique-t-on, elle a appuyé des projets visant à améliorer l'administration municipale et a mis en place des partenariats entre citoyens et administration permettant des réalisations concrètes, surtout au niveau local. De même, poursuit-on, « l'USAID a apporté son assistance au renforcement des capacités du Parlement à superviser les finances publiques, à examiner la législation et les politiques, et à engager un dialogue avec les citoyens pour permettre au public de participer davantage aux processus décisionnels ».
S'agissant du domaine de la croissance économique, on rappelle que l'organisme américain a apporté son appui aux agriculteurs pour leur reconversion dans des cultures de plus grande valeur ajoutée et pour la création d'emplois dans d'autres activités. « Il a contribué à améliorer le climat des affaires, à réduire les démarches administratives et à faciliter l'accès aux crédits pour les petites entreprises ».
Et le meilleur est à venir, d'après la directrice de l'USAID au Maroc, Mme Monica-Stein-Olson. En fait, tout en exprimant sa grande satisfaction quant aux résultats du programme d'assistance de l'USAID au Maroc pour la période 2004- 2009, Mme Olson a annoncé la nouvelle stratégie de son organisation pour 2009-2014. Cette stratégie vise, certes, la poursuite des actions déjà entamées mais aussi à mettre en place de nouveaux projets visant notamment à impliquer la jeunesse dans la vie économique et politique, d'après la directrice de l'Agence américaine au Maroc.
Ce qui permettra à l'USAID de continuer à accompagner le Maroc qui a fait, selon Mme Monica-Stein-Olson, « des progrès réguliers, significatifs et substantiels dans la mise en œuvre des réformes pour la libéralisation de son économie, la démocratisation et la bonne gouvernance. Abondant dans le même sens, le chargé d'affaires par intérim auprès de l'ambassade des Etats-Unis, Robert Jackson, qui a également pris part à ce séminaire a souligné la volonté de son pays de continuer à développer ses relations avec le Royaume et à apporter son soutien à la mise en œuvre des programmes de développement du gouvernement marocain.
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"Alef" pour améliorer la qualité de l'éducation
Le ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique a annoncé, vendredi dernier, l'institutionnalisation d'un grand nombre d'approches mises en œuvre sur le terrain, depuis 2005, avec le projet "Alef" de l'USAID pour améliorer la qualité et la pertinence de l'éducation au Maroc. "Alef" vise à accroître l'employabilité des jeunes Marocains en renforçant la qualité et la pertinence de l'enseignement primaire et secondaire collégial et de la formation professionnelle. Ce projet crée également des ponts entre le système éducatif, la formation professionnelle et le monde de l'emploi pour faire prévaloir une approche fondée sur la demande en compétences, en connaissances et en savoir-faire. La secrétaire d'Etat chargée de l'Enseignement scolaire, Mme Latifa El Abida, qui intervenait lors de la cérémonie de présentation, vendredi à Rabat, du bilan du projet, a souligné que ce dernier a apporté un soutien précieux et concret au système éducatif national, exprimant l'engagement de son département à explorer toutes les voies susceptibles de garantir sa généralisation et sa pérennisation. L'approche innovante mise en place avec ce projet dont le slogan est "Libérer l'initiative et la créativité" est parfaitement en harmonie avec la vision développée par la Charte nationale éducation-formation et le programme d'urgence, a-t-elle indiqué.
Par Lahcen OUDOUD | LE MATIN


