L’AGENCE américaine pour le développement international (USAID) a présenté, lundi 29 juin, les résultats de son programme d’assistance au Maroc, pour la période 2004-2009. La présentation a eu lieu lors d’un séminaire organisé en collaboration avec le ministère de l’Economie et des Finances (MEF).
Difficile de dresser un bilan de cette activité, puisque l’organisation s’est impliquée dans bon nombre de projets englobant trois domaines durant la période 2004-2009, à savoir l’éducation et la formation professionnelle, la bonne gouvernance et la croissance économique.
Ainsi, dans le domaine de l’éducation, un des principaux faits marquants a été la mise en place du programme Alef, qui vise à promouvoir l’apprentissage et l’employabilité. En outre, l’Usaid a développé et testé huit modèles permettant d’opérationnaliser la Charte nationale de l’éducation et de la formation de 1999. Ces modèles concernent notamment la pertinence des apprentissages, l’éducation civique, l’alphabétisation des femmes, ou encore l’intégration des technologies de l’information.
Autre fait émergent, le programme «Initiation à l’entreprenariat» de l’Usaid-Maroc, conçu à l’origine pour les jeunes ayant un faible niveau d’instruction. Il est actuellement mis en œuvre par des ONG marocaines pour les encourager à créer leur propre entreprise et/ou à occuper un emploi productif. Le secrétariat d’Etat à la Formation professionnelle a approuvé l’application de ce programme pour les ouvriers du secteur textile et les artisans du fer forgé, ainsi que les jeunes entrepreneurs ayant reçu un microcrédit.
Dans le domaine de la croissance économique, l’Usaid a notamment contribué à améliorer le climat des affaires. «Le ministère marocain de la Justice œuvre actuellement à l’établissement d’un cadre juridique pour la résolution amiable des litiges afin d’institutionnaliser la pratique de la médiation au Maroc, l’objectif étant d’alléger la charge de travail des tribunaux de commerce», indique-t-on à l’Usaid. En appui à cette politique, l’organisation a mis en place la première session de formation au Maroc, sur la médiation pour résoudre les litiges commerciaux. Cette formation a été suivie par des médiateurs en exercice ainsi que des professionnels de la finance, des comptables et notaires, sans oublier des fondés de pouvoir des secteurs public et privé.
Au niveau de la bonne gouvernance, l’Usaid a milité en faveur d’un système transparent de gouvernance, et ce afin d’encourager les débats publics. Il a également apporté son soutien au renforcement des capacités du Parlement à superviser les finances publiques, à examiner la législation et les politiques. Le dialogue avec les citoyens, pour permettre au public de participer davantage aux processus décisionnels, est également au menu.
Le bilan coïncide avec le prochain départ du directeur actuel de l’Usaid au Maroc, Monica-Stein-Olson. Celle-ci a annoncé les grands points de la nouvelle stratégie de l’organisme pour 2009-2014.
La poursuite des actions est envisagée, à côté de la mise en place de nouveaux projets. «Nous continuerons dans les mêmes secteurs, avec un focus sur la jeunesse. Nous nous emploierons à impliquer de manière constructive la jeunesse dans la vie économique et politique du pays», indique Stein-Olson.
Pour sa part, Abdeltif Loudyi, secrétaire général du MEF, a également exprimé le souhait de voir l’enveloppe financière du programme de l’Usaid augmenter pour atteindre un nouveau palier.
Un demi-siècle de partenariat
L’USAID a célébré ses 50 ans de partenariat avec le gouvernement marocain le 11 avril 2007. En effet un accord mettant en place un programme d’assistance économique et technique entre le Maroc et les Etats-Unis a été conclu, le 2 avril 1957. Depuis cette date, l’organisation a investi plus de 2 milliards de dollars pour le développement humain, économique et institutionnel du Maroc. Pour les cinquante années du partenariat, les réussites les plus remarquables concernent l’agriculture et l’agro-industrie, la santé, l’enseignement primaire et l’habitat. Le développement urbain, la micro-finance, le développement des petites et moyennes entreprises, ainsi que la gestion de l’eau sont également concernés.
A. B.
source : leconomiste.com


