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Education :  Le secteur de l'éducation au Maroc a besoin d'un remaniement majeur.
Posté par marocfree le 13/6/2014 11:27:21 (2276 lectures)

Le secteur de l'éducation au Maroc a besoin d'un remaniement majeur, ont déclaré les professeurs et les spécialistes qui étaient réunis le week-end dernier à Settat.

Les études nationales et internationales révèlent que la situation est devenue véritablement catastrophique, a souligné Rachid Alaoui, inspecteur, devant les participants réunis à une conférence organisée le samedi 5 juin à l'Université Hassan I.



L'une des raisons justifiant l'échec des réformes éducatives a été le plan d'urgence qui s'est achevé en 2012, a noté Alaoui. La prolongation de ce projet jusqu'en 2016 coûterait au royaume 25 pour cent de son budget d'ensemble, a-t-il ajouté.

Le classement médiocre obtenu par le Maroc en termes d'accès à l'université, le taux élevé d'abandon scolaire, et les coûts croissants de la scolarisation sont les indicateurs liés au secteur de l'enseignement qu'a étudiés Abdellatif Kedai, professeur de sociologie à l'Université Mohammed V.

Dans le discours qu'il a prononcé lors de cette réunion, Kedai s'est principalement intéressé aux défis que doivent relever les éducateurs. Il a évoqué les nouveaux problèmes qui prennent aujourd'hui de l'ampleur dans les écoles marocaines, comme l'augmentation de la triche, de la violence et de l'usage de stupéfiants.

Les élèves ont changé leurs habitudes, a-t-il souligné. Les jeunes qui lisaient des livres auparavant passent désormais leurs journées sur l'internet.

Une gestion médiocre du dossier de l'éducation a également contribué à la détérioration des écoles, poussant les professeurs à abandonner leur mission, a ajouté cet enseignant.

Selon Abdelaziz Ioui, président du Syndicat national de l'enseignement (SNE), les réformes ont été un échec.

Il a réclamé l'interdiction des cours particuliers parce qu'ils "représentent un épuisement [des ressources] et une concurrence déloyale contre les écoles publiques".

L'éducation a toujours été un enjeu politique et idéologique aux yeux des divers acteurs politiques, a-t-il souligné.

Les tentatives de réforme ont échoué dans la mesure où elles ont été l'objet de calculs politiques, ont reconnu d'autres intervenants.

Said Asil, professeur adjoint à l'université, a réclamé la révision des procédures d'examens professionnels, une attention portée aux critères scientifiques et la fin des nominations directes.

Les spécialistes réunis à la conférence de Settat ont également insisté sur la nécessité de réformer le secteur afin d'améliorer les conditions financières, morales et professionnelles des personnels de l'éducation.

Les recommandations émises lors de ce colloque seront soumises au Conseil supérieur de l'Education, a déclaré Amina Noukairi du Centre marocain pour la jeunesse et les transitions démocratiques.

Elles entreront dans le cadre du processus de promotion que le centre mettra en place aux côtés de tous les acteurs du système éducatif marocain, a-t-elle expliqué.

C'est son institution qui était organisatrice de cette conférence, en coopération avec le Centre marocain pour l'éducation civique et le Laboratoire d'études et de recherches sur les politiques publiques.
Source : | Magharebia

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